Université PSL

Les projets de recherche

L’IPGG offre des financements postdoctoraux pour des projets où la microfluidique joue un rôle central au sein des équipes de recherche membres de l'IPGG.

Nous mettons un accent particulier sur les projets "à haut risque scientifique", ceux qui sont difficiles à financer par les sources habituelles (ANR, etc.).

Nous donnons la possibilité de nous proposer plusieurs thèses pour un seul projet au sein de différents laboratoires de l’IPGG.

Nous souhaitons soutenir un ou deux projets de plus grande ampleur pour lequel, grâce à une synergie mise en œuvre au sein de l’IPGG, il sera possible de relever des défis d’envergure.



Migration cellulaire en environnements complexes

Equipes :
BIO6
Porteurs du projet :
VARGAS/PIEL/DESCROIX/SEPULVEDA
Année d'obtention :
2017

La migration cellulaire est une fonction fondamentale pour les organismes unicellulaires et multicellulaires plus complexes. Chez les vertébrés, elle est essentielle pour le développement embryonnaire, la cicatrisation et l’immunité. Des défauts dans la migration cellulaire peuvent entrainer des maladies autoimmunes ou la métastatisaton des cancers. C’est donc un mécanisme à fort potentiel thérapeutique. Afin de comprendre les processus permettant aux cellules de migrer dans les tissus, nous proposons en collaboration avec l’équipe MMBM un projet qui, dans un premier temps, vise au développement d’une puce innovante en collagène 3D directement moulée in vivo sur les tissus, afin mimer au mieux les conditions physiologiques. Cette puce nous permettra d’identifier les réarrangements du cytosquelette mis en place par la cellule pour migrer dans des environnements complexes. Nous nous focaliserons sur les leucocytes qui sont spécialisées dans la colonisation rapide des tissus secondaires lors de l’infection. D’un point de vue appliqué, un travail en collaboration avec l’Institut Imagine (Hôpital Necker) nous permettra de tester nos découvertes dans un contexte physiologiquement pertinent. Les connaissances qui résulteront de cette étude permettront de mieux comprendre les mécanismes qui permettent et optimisent le déplacement de la cellule dans les différentes géométries complexes des organes sains ou malades.


Première partie d’un système immunitaire sur puce : la maturation des cellules dendritiques

Equipes :
BIO6
Porteurs du projet :
Matthieu Piel, Ana-Maria Lennon-Duménil, Edgar Gomes, Charles BAROUD
Année d'obtention :
2012

La réponse immunitaire adaptative, qui permet aux organismes de développer une immunité contre des pathologies à priori inconnus, repose sur un système multimodal destiné à détecter, apporter et analyser des informations provenant de tissu périphériques, afin d’amener une réponse spécifique pour la pathologie. Cette détection est faite par des cellules dendritiques, qui surveillent les tissus périphériques et peuvent encapsuler de grandes quantités de matériel biologique. Le matériel encapsulé est ensuite transformé et présenté aux cellules de surface. Suite au déclenchement de « signaux de dangers », les cellules dendritiques migrent vers les vaisseaux lymphatiques où ils activent les lymphocytes T, ce qui est une étape essentielle pour l’apparition de réponses immunitaires spécifiques. Il est très difficile de suivre des cellules dendritiques à travers leurs voyages dans le corps. C’est à cause de cela que la réponse immunitaire adaptative est souvent étudiée sur un état stable, sur de un grand nombre de cellules extraites à des points variés de différents organes. Pour étudier la dynamique de l’absorption de cellules dendritiques, et le processus de maturation au niveau de la cellule unique, nous proposons ici de réaliser une plateforme in-vitro basée sur la microfluidique, qui va mettre en œuvre des processus pertinents, sous contrôle, avec une capacité d’analyse à la fois microscopique et biochimique.


2 projets.