Université PSL

Les projets de recherche

L’IPGG offre des financements postdoctoraux pour des projets où la microfluidique joue un rôle central au sein des équipes de recherche membres de l'IPGG.

Nous mettons un accent particulier sur les projets "à haut risque scientifique", ceux qui sont difficiles à financer par les sources habituelles (ANR, etc.).

Nous donnons la possibilité de nous proposer plusieurs thèses pour un seul projet au sein de différents laboratoires de l’IPGG.

Nous souhaitons soutenir un ou deux projets de plus grande ampleur pour lequel, grâce à une synergie mise en œuvre au sein de l’IPGG, il sera possible de relever des défis d’envergure.



« Candida albicans sur puce » Développement d’une phénomique quantitative de C. albicans, et étude des mécanismes biophysiques d’infection dans des dispositifs microfluidiques de type « organes sur puces »

Equipes :
MMBM
Porteurs du projet :
C. Villard
Année d'obtention :
2017

Les champignons sont omniprésents dans notre environnement. La capacité fascinante de ces organismes à produire des réseaux étendus de filaments (ou hyphes) est à l’origine de leur colonisation massive de la biosphère, et une des clés de leur pathogénicité. Nous proposons dans ce projet collaboratif une étude biophysique de la croissance filamenteuse d’un champignon du microbiote humain : Candida albicans. Un premier objectif sera de développer grâce aux outils microfluidiques un ensemble d’observables biophysiques quantitatives de cette croissance. Dans un deuxième temps, nous mènerons une approche de type « organe sur puce » permettant l’étude des interactions entre cellules animales et hyphes. Notre ambition est d’obtenir à la fin du projet de nouveaux outils expérimentaux et conceptuels permettant une caractérisation phénotypique fine des champignons filamenteux associée à leur génotype, ainsi qu’une compréhension plus profonde des mécanismes associés à leurs propriétés invasives.


Formation et propagation de kystes rénaux : étude dans un système multitubes biomimétique

Equipes :
MMBM
Porteurs du projet :
Coscoy S., Descroix S., Demolombe S.
Année d'obtention :
2016

Notre projet consiste à reproduire les contraintes mécaniques induites par les kystes en expansion sur les cellules épithéliales quiescentes, qui entrent ainsi dans un cycle prolifératif, conduisant à la naissance de nouveaux kystes. Ce phénomène « boule de neige » conduit à l’insuffisance rénale chez les patients atteints de la néphropathie héréditaire la plus fréquente, la Polykystose Rénale Autosomique Dominante (ADPKD). Nous aborderons des aspects éminemment novateurs de cette spirale kystique en développant, à l’aide d’approches de microfabrication et de microfluidique originales, un système biomimétique de multi-tubes parallèles déformables, mimant l’organisation physiologique des tubules et leur compression par des kystes en développement. Nous caractériserons les événements impliqués dans les déformations tubulaires et la génération de nouveaux kystes par des approches d’imagerie quantitative et de transcriptomique sur cellule unique.


Microfluidique et pathologies périnatales

Equipes :
MMBM
Porteurs du projet :
Stephanie DESCROIX
Année d'obtention :
2015

La cour des comptes a souligné récemment l'état alarmant de la périnatalité en France alors que les études internationales révèlent que la prématurité est devenue la première cause de mortalité néonatale. Dans ce contexte l'IPGG un institut unique en France dédié à la Microfluidique et la FCS PremUP réseau unique de recherche et de soins en périnatalité, ont décidé d'unir leurs efforts pour protéger la santé de la mère et du nouveau-né. Cet effort collaboratif réunissant des communautés scientifiques différentes permettra par la construction d'outils de microfluidique pertinents de mettre au point des biomarqueurs des pathologies de la grossesse et de nouvelles approches thérapeutiques dans les pathologies périnatales.


Détection d’interactions protéine-protéine à l’échelle des protéines individuelles en cellules isolées : vers un diagnostic compagnon pour les thérapies ciblées de seconde génération

Equipes :
MMBM
Porteurs du projet :
S. Descroix
Année d'obtention :
2014

Une étude clinique récente a montré qu’une thérapie ciblée de nouvelle génération, le pertuzumab présentait un bénéficie clinique siginficatif dans la prise en charge des patientes atteintes d’un cancer du sein présentant certaines caractéristiques génétiques (HER2+). Cependant, cet avantage n’est que statistique, et il n’existe pas de biomarqueur prédictif de l’efficacité du Petuzumab, malgré les etudes translationnelles effectuées jusqu'à présent. Comme le pertuzumab cible spécifiquement l’interaction entre deux protéines, HER2 et HER3, l’étude des dimères HER2-HER3 semble une piste prometteuse, mais il n’existe pas actuellement d’outils permettant de le faire sur des prélèvements de patients. Dans le cadre du projet européen Diatools, l’équipe MMBM de l’Institut Curie a développé, en collaboration avec l’Université d’Uppsala, une méthode microfluidique permettant quantification d’interactions protéines-protéines à l’échelle de la cellule individuelle, par la technique de « PLA » (ligation par proximité). Le but du présent projet est d’appliquer cette technique à la quantification des dimères HER2-HER3, de la valider sur des prélèvements tumoraux (cytoponction, puis sur des cellules tumorales circulantes) issus d’une cohorte de patientes traitées a l’institut Curie dans le cadre d’un protocole d’évaluation du Pertuzumab. En cas de succès, cela permettra d’identifier les patientes à qui ce traitement sera bénéfique, au début du traitement mais aussi en cas d’échappement thérapeutiques, qui constituent la majorité des causes de décès. Au delà de cette application médicale importante, il s’agit de la première méthode capable d’énumérer des interactions protéines-protéines à l’échelle de la molécule individuelle au sein de cellules, qui aura donc de nombreuses autres retombées en recherche et en clinique.


Séparation électrocinétique et microfluidique diphasique pour l’analyse de biomarqueurs

Equipes :
MMBM
Porteurs du projet :
Stéphanie Descroix, Laurent Malaquin, Jean-Louis Viovy
Année d'obtention :
2012

Le développement des nouvelles méthodes dédiées à la quantification des biomarqueurs dans le but d’améliorer les diagnostics médicaux actuels est toujours un défi passionnant. L’objectif de ce projet est de développer l’intégration d’une plateforme pour faire l’analyse multimodale de biomarqueurs à des niveaux ultra-sensibles. Le système intégrera en particulier une haute résolution électrophorétique combinée avec une compartimentalisation par microfluidiques biphasiques. Cette compartimentalisation permettra leur quantification ultérieure à l’aide de gouttes immunologiques. Ce projet sera validé par la détection précoce de biomarqueurs pour les maladies neurodégénérescentes, notamment la maladie d’Alzheimer.


5 projets.