Université PSL

​Plateforme Technologique

La plateforme technologique de l’IPGG est un ensemble de salles d’une superficie de 550m² qui offre toutes les technologies nécessaires à la réalisation de dispositifs microfluidiques, à leur caractérisation et à leur utilisation. Elle est une unité mixte de services du CNRS (UMS3750) depuis le 1er janvier 2016 et fait partie du réseau SBPC qui fédère l’ensemble des salles blanches du centre parisien.

Elle est conduite par une équipe de 3 ingénieurs et 1 technicienne qui gèrent le parc d’équipements, accompagnent les utilisateurs (conseil et formation), et développent de nouveaux procédés.

La plateforme est accessible sous conditions à toute personne qui en ferait la demande, que ce soit des académiques ou des entreprises.



Interview de Catherine Villard, directrice de la Plateforme Technologique de l'IPGG (UMS 3750)

En quoi la plateforme technologique vous permet-elle de développer des dispositifs microfluidiques ? 

Nous travaillons sur une science qui repose sur une partie expérimentale très forte et la plateforme est là pour répondre à cette exigence. Il nous fallait un lieu d’envergure pour construire des objets capables de manipuler des fluides à l’échelle du micron, ou servant de supports à la croissance cellulaire ou tissulaire. J’ajouterais que comme la microfluidique est une science totalement interdisciplinaire, il nous fallait un lieu qui l’était aussi ! C’est ce qui fait l’unicité de cette plateforme que nous qualifions souvent de “coeur battant” de l’IPGG. Nous avons réuni dans un même lieu, au même étage, une salle blanche, une salle grise, ainsi que d’autres salles dédiées à la culture cellulaire, à la microscopie ou à la micromécanique, où l’on mène nos projets de manière collaborative. Pour finir, n’oublions pas que cette plateforme ne pourrait fonctionner sans l’implication d’un staff très qualifié, dynamique et créatif !


Qui a accès à la plateforme ?

A nouveau, l’interdisciplinarité a toute son importance. Nous accueillons et initions aux technologies de la microfluidique des étudiants et chercheurs biologistes, physiciens et chimistes. Nous accueillons aussi des industriels, en particulier les start-ups de l’incubateur présent au 2ème étage du bâtiment.

Et qui y formez-vous ?

De nombreux étudiants de différents masters viennent travailler sur nos équipements. Depuis 2018, nous sommes également labellisés par le CNRS comme centre de formation continue. En septembre 2018, nous avons délivré une première formation à des agents CNRS et à des personnels techniques du monde de l’entreprise. Ces personnes sont venus s’initier sur deux jours à la microfluidique, sur la base de travaux pratiques les conduisant à fabriquer une puce de A à Z et à y faire circuler des fluides, sans oublier les cours délivrés par les membres de l’IPGG.


C’est donc aussi un outil qui crée du lien avec le monde de l’entreprise…

Tout à fait. Nous sommes en train de réfléchir à la manière dont cette plateforme pourrait être encore plus au cœur du transfert de la microfluidique vers les entreprises. C’est ce qui distingue l’IPGG : avoir voulu mêler startups et recherche fondamentale. L’interdisciplinarité est à l’intérieur des thématiques, des champs de recherche, mais aussi dans cette volonté de réunir fondamental et appliqué. En tant que plateforme, nous voulons être acteur de cela, ouvrir notre savoir-faire et créer des liens encore plus forts entre la recherche fondamentale et le monde industriel.


Depuis janvier 2016, la plateforme est reconnue comme unité CNRS. Qu’est-ce cela signifie ?

Cela nous a donné une officialisation. D’autant plus que nous sommes un des seuls financements labex et equipex en France installé de novo dans un bâtiment identifié. Autrement dit, ces 550 m2 avec ces machines de pointe ne vont pas s’en aller demain... C’est une idée importante, celle que la plateforme technologique de l’IPGG est faite pour s’installer durablement dans le paysage.